mardi 18 mars 2014

La gestion de classe dans un contexte d'intégration des TIC

Étant entraîneur de sport dans une école secondaire, j'en apprends beaucoup par mes joueuses sur l'ambiance générale de l'école. Grâce à leurs confessions, je peux facilement m'imaginer une période de cours typique. À l'époque où je fréquentais l'école secondaire, à l'intérieur des mêmes murs, les élèves placotaient, s'écrivaient des messages, laissaient tomber leurs crayons au sol à une heure précise et lançaient des morceaux de gomme à effacer dans le dos des enseignants. De nos jours, on s'envoie des textos, on clavarde, on perd du temps sur Facebook et on se ''snapchat'' des photos d'enseignants. Le fait est que la réalité à laquelle sont confrontés les enseignants d'aujourd'hui n'est, à mon avis, plus aussi facile à gérer qu'autrefois.On doit cela en grande partie à l'intégration des TIC dans nos classes. 

Certes, il a énormément de bons côtés à ce phénomène, notamment en adaptation scolaire lorsqu'on pense à nos jeunes en difficulté. Par contre, je crois que nous assistons à l'évolution d'une nouvelle forme problématique concernant la gestion de comportements dans nos classes. Ces comportements sont souvent non observables et ne perturbent pas nécessairement le climat de travail, mais ont assurément de graves répercussions sur certains élèves. Je prend en exemple le Collège Laval où nous avons intégré, pour la première année scolaire, le iPad aux effets personnels des élèves. Ces derniers l'utilisent quotidiennement pour la prise de notes en classe, faire leurs travaux et devoirs et consulter leurs manuels scolaires (qui se trouvent à l'intérieur de cette plaque 8 1/2 X 11). ALERTE ROUGE!! Ayant moi-même un TDAH, si je reviens 10 ans en arrière et que je me remémore à quel point j'étais immature et inconsciente, je signe mon arrêt de mort et échoue mon secondaire.

 Il faut se rendre à l'évidence, il y a beaucoup de bienfaits à l'utilisation d'une tablette électronique dans l'enseignement, mais c'est une énorme source de distraction sur laquelle nous n’avons aucun contrôle. Ces jeunes sont venus au monde dans l'ère de la technologie et en connaissent beaucoup plus que nous à ce sujet. Ils s'envoient des devoirs par dropbox et se font des ''print screen'' des réponses. Les enseignants n'y voient que du feu! Je crois qu'il important de se pencher sur une question en tant que futures enseignantes: Que pouvons nous faire pour arriver à contrôler se phénomène? Je vous le demande, car honnêtement, je n'en ai aucune idée et cela évolue à la vitesse de la lumière...

Dans un premier temps, je partage avec vous ce lien PDF rempli de questions intéressantes à se poser:

Dans un deuxième temps, je vous invite à consulter cet article de la presse où l'on peut lire des citations d'élèves concernant l'utilisation du iPad en classe:
Ainsi que celui-ci:

Je terminerai avec ce passage d'un article encourageant publié par Pierre Turbis publié en janvier 2014 sur le site infobourg.com concernant les tendances et les ressources numériques éducatives:

'' Au terme de cette étude, on réalise à quel point l’utilisation du iPad en classe implique une importante adaptation aux particularités de la technologie. Habitué à utiliser la tablette dans un tout autre contexte, il semble facile de s’égarer dans un usage plus ludique. Le succès de son intégration est donc avant tout lié à la formation adéquate des enseignants et à la responsabilisation des élèves. Le défi est grand, mais les résultats s’annoncent prometteurs. ''


Je crois qu'il est avant tout une question de temps et d'adaptation pour arriver à rendre ce projet plus bénéfique que négatif dans l'apprentissage de nos jeunes!












*Source des images: onlineuniversities.com et canoe.ca

1 commentaire:

  1. Chère Stéphanie, je suis toute à fait en accord avec toi lorsque tu dis que les technologies de l’information et de la communication sont la cause d’une nouvelle dynamique de classe qui peut être aussi positive que très négative. Je dirais qu’aujourd’hui, les comportements d’élèves inadéquats et répréhensibles sont beaucoup plus couverts et cachés. Par conséquent, je trouve que les enseignantes sont réellement démunies pour faire face à une telle situation et ainsi intervenir auprès des élèves.

    Par ailleurs, le fait que les élèves aient constamment accès à tout simplement au bout de leurs doigts est une arme à double tranchant. D’une part, on développe davantage leur autonomie et avec toutes les valeurs ajoutées, ils deviennent réellement autodidactes. D’autre part, il faut être conscientes, en tant que futures enseignantes, que les élèves ont constamment accès a une multitude de réseaux sociaux et de sites Internet où tout peut se retrouver instantanément sur le Web. C’est un pensez-y-bien et nous nous devons d’être très prudent, car nous pouvons à tout moment devenir la nouvelle vedette du Web.

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